Programmation
La programmation de l’événement prévoit des présentations de chercheuses, un panel d’experts praticiens, et des ateliers participatifs. Ces ateliers permettront un apprentissage en action, favorisant le partage d’expériences et la résolution collective de problèmes complexes.
Conférences
Au cours de l’avant-midi, trois candidates au doctorat présenteront les résultats de leurs travaux de recherche qui portent sur la reconnaissance professionnelle au sein du RSSS québécois, les barrières et les facteurs facilitant la reconnaissance ainsi que les effets négatifs de la non-reconnaissance sur les groupes professionnels.
Panel d'experts
Le panel rassemblera différents experts praticiens représentatifs des différentes constituantes du réseau, dont le secteur professionnel, le secteur de l'enseignements, des représentants des laboratoires médicaux et du gouvernement provincial. En s'appuyant sur les résultats de la recherche présentés préalablement, les panélistes échangeront sur les thématiques suivantes : le développement technologique selon les milieux, l'interdisciplinarité et la multidisciplinarité, la visibilité et l'invisibilité de la profession et le rehaussement de la formation.
Ateliers participatifs
Au cours de l'après-midi, quatre ateliers sont prévus. Les participants pourront prendre part à deux d'entre eux selon leurs intérêts, en format comodal ou en présentiel. Les thèmes abordés dans le cadre des ateliers sont la déprofessionnalisation, le recrutement et l’attraction de la main-d’œuvre, la formation initiale et le développement technologique et les effets de la centralisation des laboratoires.
Conférences
En route vers la reconnaissance professionnelle : les professions de la santé à prédominance féminine
Isabelle Godbout
Candidate au doctorat
École nationale d’administration publique (ENAP)
Dans le domaine de la santé, les réformes dans l'organisation des soins et des services, l'allocation des ressources et les tensions entre professionnels de la santé ont été identifiées comme des facteurs influençant la reconnaissance d'une profession. Cette recherche vise à analyser comment la reconnaissance des professions infirmières et de travail social a influencé la mise en œuvre des politiques publiques au sein du RSSS du Québec. En identifiant les facteurs qui favorisent ou freinent la reconnaissance, cette présentation fournira des pistes de réflexion et d'action aux acteurs du milieu, en vue d’apporter des solutions sur l’organisation des soins et des services par le déploiement approprié des groupes professionnels, notamment en termes de compétences, d’autonomie et de leadership au sein du RSSSS.
Les effets de l’organisation du travail sur le sentiment de reconnaissance des technologistes médicaux
Emilie Tremblay
Candidate au doctorant en communication
Université du Québec à Montréal (UQAM)
Cette présentation aborde le processus de construction de sens lié à l’organisation du travail des TM dans un contexte de profondes restructurations, notamment celles associées à la mise en place d’OPTILAB, aux changements des normes ISO et à la pandémie. À partir de vingt entretiens menés dans le cadre d’une maîtrise et d’une thèse doctorale en cours, elle met en lumière les effets de ces transformations sur le quotidien, le sentiment d’appartenance et les relations de travail, en particulier à travers les rapports d’altérité et d’autorité. En donnant voix à ces expériences, cette communication vise à vulgariser le travail souvent méconnu des TM et à rendre visibles les effets des restructurations sur leur identité professionnelle ainsi que sur leur sentiment de reconnaissance.
Rendre visibles les luttes infirmières : de la résistance à la reconnaissance
Caroline Dufour, infirmière
Candidate au doctorat
Université du Québec en Outaouais (UQO)
Les réformes successives au sein du RSSS québécois ont profondément transformé la structure organisationnelle et affecté la capacité des différents acteur·trice·s à se mobiliser. Toutefois, au cours des dernières années, les dénonciations médiatiques et les actes de résistance des infirmiers se sont multipliés, notamment autour du temps supplémentaire obligatoire (TSO).
Cette communication propose une analyse critique des dynamiques de pouvoir et de leurs effets sur la socialisation professionnelle et la mobilisation des infirmières. Elle examine comment les politiques capitalistes, néolibérales et genrées façonnent les conditions de travail et influencent la manière dont les infirmières conçoivent leur rôle. Les résultats mettent en évidence une ambivalence au sein de la profession : entre le désir d’une reconnaissance collective et la difficulté de s’engager ouvertement dans des luttes perçues comme politiques.
Ces trois communications inviteront les participants à l'événement à réfléchir à la manière dont les enjeux de pouvoir et de reconnaissance traversent l’ensemble des professions de la santé et souligne la nécessité de reconnaître la mobilisation professionnelle comme un mode de savoir légitime et un levier essentiel pour repenser la reconnaissance et la visibilité du travail en santé.
Panel d'experts
Le panel rassemblera différents experts praticiens représentatifs des différentes constituantes du réseau, dont le secteur professionnel, le secteur de l'enseignements, des représentants des laboratoires médicaux et du gouvernement provincial. En s'appuyant sur les résultats de la recherche présentés préalablement, les panélistes échangeront sur les thématiques suivantes le développement technologique selon les milieux, l'interdisciplinarité et la multidisciplinarité, la visibilité et l'invisibilité de la profession et le rehaussement de la formation.
Éric Bonneau
Biochimiste clinique
Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides
Responsable des examens de biologie médicale délocalisée (EBMD)
Responsable du Comité qualité de médecine de laboratoire (Norme d’accréditation ISO)
Karen Desrochers
Cheffe technologiste
Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)
Geneviève Ducharme
Directrice des études technologie d'analyse biomédicale
Cégep de Shawinigan
Katia Kadri
Présidente
Ordre professionnel des technologistes médicaux du Québec (OPTMQ)
Caroline Soumphon-phakdy
Cheffe des laboratoires de référence Montréal–Québec
Héma-Québec
Ateliers participatifs
Au cours de l'après-midi, quatre ateliers sont prévus. Les participants pourront prendre part à deux d'entre eux selon leurs intérêts, en format comodal ou en présentiel. Les thèmes abordés dans le cadre des ateliers sont la déprofessionnalisation, le recrutement et l’attraction de la main-d’œuvre, la formation initiale et le développement technologique et les effets de la centralisation des laboratoires.
L’évolution du rôle et de l’identité professionnelle des TM
La profession de technologiste médical·e a connu d’importantes transformations au cours des dernières années. L’évolution des technologies, des pratiques de laboratoire, des équipes de travail et des besoins du réseau de la santé a progressivement modifié le rôle des TM ainsi que les réalités vécues dans les milieux cliniques.
Dans ce contexte, plusieurs questions émergent autour de l’identité professionnelle, de la reconnaissance de l’expertise, de la transmission des savoirs et du sens accordé au travail. Les changements vécus dans les laboratoires amènent également à réfléchir à la manière dont les TM définissent leur rôle, leur contribution essentielle au continuum de soins et leur place au sein des équipes interdisciplinaires.
Malgré ces transformations, les TM continuent de développer une expertise spécialisée essentielle à la qualité et à la fiabilité des analyses réalisées au sein du réseau de la santé. Leur capacité d’adaptation, leur rigueur et leur collaboration contribuent quotidiennement au fonctionnement des laboratoires médicaux.
Cet atelier permettra d’échanger sur l’évolution de la profession, sur les réalités vécues dans les milieux de travail et de réfléchir collectivement à l’avenir de la profession et à sa reconnaissance au sein du continuum de soins.
Le recrutement et l’attraction de la main-d’œuvre
Le recrutement et la rétention de la main-d’œuvre représentent des enjeux importants pour la profession de technologiste médical·e. Les transformations du réseau de la santé et des services sociaux, l’évolution des conditions de travail ainsi que les horaires atypiques influencent les trajectoires professionnelles et la capacité d’attraction du milieu.
La profession demeure également peu connue du grand public, malgré son rôle essentiel dans le continuum de soins et dans la fiabilité des analyses diagnostiques. Pourtant, les TM jouent un rôle clé dans le fonctionnement du système de santé grâce à leur expertise scientifique, leur polyvalence et leur capacité à évoluer dans des environnements complexes et hautement technologiques.
Au cours des dernières années, plusieurs milieux ont observé des défis liés à la relève, à la conciliation travail-vie personnelle, à la stabilité des équipes ainsi qu’à l’intégration de nouveaux employés. Ces réalités amènent à réfléchir collectivement aux moyens de mieux faire connaître la profession et de soutenir des milieux de travail attractifs et mobilisateurs.
Cet atelier permettra de réfléchir collectivement aux moyens de valoriser la profession, de favoriser l’attraction et la rétention du personnel et d’identifier des pistes favorisant une profession attractive, durable et reconnue.
La formation initiale et le développement technologique
La profession de technologiste médical·e évolue au rythme des avancées scientifiques et technologiques. L’augmentation du volume d’analyses, le développement de techniques de plus en plus spécialisées et l’automatisation des laboratoires transforment progressivement les pratiques professionnelles et les compétences requises dans le milieu.
Ces transformations mettent en lumière l’expertise grandissante des TM ainsi que leur capacité à intégrer de nouvelles technologies et à s’adapter à des environnements en constante évolution. Elles soulèvent également des réflexions importantes concernant la formation initiale et continue des TM. Le programme de Techniques d’analyses biomédicales (TAB), déjà reconnu pour sa charge importante de formation pratique et théorique, doit continuellement s’adapter à l’évolution des réalités du terrain.
Dans un contexte où les laboratoires occupent une place centrale dans les trajectoires diagnostiques, la formation et le développement des compétences demeurent essentiels afin de soutenir la qualité des analyses, l’innovation et l’évolution de la profession.
Cet atelier permettra d’échanger sur les défis et les opportunités liés à la formation, au développement des compétences et à l’intégration des nouvelles technologies dans les laboratoires médicaux, ainsi que de réfléchir aux compétences qui seront au cœur des laboratoires de demain.
Les effets de la centralisation des laboratoires
Au cours des dernières années, les laboratoires médicaux québécois ont connu plusieurs transformations organisationnelles visant à adapter les services aux réalités du réseau de la santé et à l’évolution des besoins de la population. Ces changements ont notamment mené à une réorganisation des services, à une redistribution de certaines analyses et à une évolution des pratiques de travail dans les différents milieux.
Ces transformations ont contribué à modifier les dynamiques entre les laboratoires, les modes de collaboration ainsi que les réalités vécues par les équipes de travail selon les contextes régionaux et organisationnels. Elles ont également favorisé le développement de nouvelles formes de collaboration, de spécialisation et de partage d’expertise entre les milieux.
Dans un environnement en constante évolution, les TM jouent un rôle central dans l’adaptation des pratiques, dans le maintien de la qualité des analyses et dans la continuité des services offerts à la population.
Cet atelier permettra d’échanger sur les effets des transformations organisationnelles dans les laboratoires médicaux, sur les réalités vécues dans les différents milieux et sur les façons de développer des organisations du travail favorisant la collaboration, l’expertise et l’adaptation aux besoins futurs du réseau de la santé.
Horaire de la journée
| Horaire | Activités |
|---|---|
| 8 h 30 | Accueil |
| 9 h | Mot de bienvenue et états des lieux |
| 9 h 15 | Conférence - En route vers la reconnaissance professionnelle : les professions de la santé à prédominance féminine |
| 9 h 45 | Conférence - Les effets de l’organisation du travail sur le sentiment de reconnaissance des technologistes médicaux |
| 10 h 15 | Pause |
| 10 h 30 | Conférence - Rendre visibles les luttes infirmières : de la résistance à la reconnaissance |
| 11 h | Panel d’experts |
| 12 h | Dîner |
| 13 h 30 | Ateliers participatifs 1 et 2 : La déprofessionnalisation, et Le recrutement et l’attraction de la main-d’œuvre |
| 14 h 30 | Pause |
| 14 h 45 | Ateliers participatifs 3 et 4 : La formation initiale et le développement technologique, et Les effets de la centralisation des laboratoires |
| 16 h | Retour en grand groupe sur les ateliers |
| 17 h | Cocktail de fermeture |